La coalition menée par Riyad en soutien au gouvernement yéménite face aux Houthis a affirmé mardi avoir intercepté un drone dans la région de La Mecque, ville sainte de l’islam, dont le mouvement pro-iranien a nié être l’auteur.
«Interception et destruction d’un drone dans la région de La Mecque», a écrit sur X Turki al-Malki, le porte-parole de la coalition, sans préciser la provenance du tir.
Le porte-parole militaire des combattants yéménites Yahya Saree, a assuré sur X que «le groupe armé n’avait pas visé La Mecque ni mené aucune opération mardi visant l’Arabie saoudite».
Les Houthis ont assuré à de nombreuses reprises ne pas viser La Mecque et Médine, autre ville sainte, malgré des annonces répétées de tirs visant ces régions de la part de la coalition.
Les Houthis et les forces saoudiennes, qui appuient le gouvernement yéménite, échangent quasi quotidiennement des frappes depuis octobre, après la reprise en juillet du conflit au Yémen, pris dans le conflit au Moyen-Orient après quatre ans d’accalmie.
Le ministère de la Santé houthi a affirmé dans la matinée que les bombardements saoudiens avaient fait 17 morts et 59 blessés civils depuis dimanche.
La plupart des victimes sont des enfants, «ce qui montre que l’aviation saoudienne vise des habitations, des quartiers résidentiels et des marchés», a-t-il ajouté.
L’agence de presse du mouvement, Saba, a ensuite fait état de trois nouveaux morts dans des frappes ayant visé une usine dans le gouvernorat de Taëz.
Lundi soir, M. Saree avait recensé «109 frappes» saoudiennes «au cours des dernières 24 heures», ayant visé les gouvernorats de Saada, Taëz, Lahj, Al-Jawf et Hodeida.
Le mouvement a revendiqué, pour sa part, des attaques de drones contre des aéroports saoudiens dans l’est et le sud du royaume.
Depuis la reprise cet été du conflit au Yémen, déclenché en 2014, les hostilités y ont fait plus de 1 600 morts et 300 000 déplacés, selon les chiffres de l’ONU, sans qu’aucune issue diplomatique ne soit en vue.
En septembre, les combattants pro-iraniens ont lancé une offensive dans l’ouest du pays, qui leur a permis de renforcer leur emprise sur le stratégique détroit de Bab el-Mandeb, reliant l’Europe à l’Asie via le canal de Suez.
